Route du Rhum Destination Guadeloupe 2026 : la Bretagne Sailing Valley, vitrine des transitions maritimes Arnaud C., 21 septembre 202621 septembre 2026 Le 17 septembre dernier, à l’occasion d’une conférence de presse réunissant notamment Multiplast groupe Carboman, MerConcept, All Purpose, Compositic et la classe IMOCA, Bretagne Next a dévoilé les grandes lignes de son dossier de presse pour la 13ᵉ édition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Rendez-vous du 20 octobre au 1er novembre 2026 à Saint-Malo, la course s’annonce cette année comme une véritable démonstration de force de l’écosystème breton de la course au large — la Bretagne Sailing Valley® — engagé de longue date dans la décarbonation de la voile et, plus largement, du transport maritime. Un écosystème dense et structurant Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la filière compte 305 acteurs et 301 équipes de course, dont 272 entreprises fortement concentrées en Bretagne Sud, avec un maillage qui s’étend de Brest à Saint-Malo en passant par Vannes, Lorient et Port Laforêt. Au total, cet écosystème représente 3 000 emplois dans la région. Des matériaux qui réinventent la course au large Lin, ortie, bois, carbone recyclé : la filière explore une nouvelle génération de matériaux moins gourmands en ressources fossiles. La classe IMOCA a introduit une règle expérimentale encourageant leur usage, et six bateaux prendront le départ de la Route du Rhum avec des voiles BIOTEX issues du projet Trilam BioTex, porté notamment par la voilerie All Purpose à La Trinité-sur-Mer. Le bureau d’études Kaïros, à Concarneau, développe quant à lui des bio-composites depuis 2012, tandis que Les P’tits Doudous, l’IMOCA d’Armel Tripon, a été construit à 65 % à partir de carbone aéronautique réemployé. De la course au large à la diversification et au transfert d’innovation pour décarboner la filière maritime C’est sans doute l’axe le plus stratégique du dossier : les innovations nées sur les circuits de course irriguent désormais l’industrie maritime. À Lanester, la SolidSail Mast Factory fabrique en série des mâts autoportés de 65 à 70 mètres pour équiper cargos et paquebots — comme le roulier Neoliner Origin ou l’Orient Express Corinthian. Sur le volet des foils, MerConcept, VPLP Design et Alwena Shipping ont développé deux catamarans à passagers volants promettant jusqu’à 40 % d’économie de carburant, tandis que le projet Foil Infinity, mené par Avel Robotics, Compositic et MerConcept avec le soutien de la Région Bretagne, travaille sur des foils en carbone recyclé. Autre levier de sobriété : la réutilisation des moules. Chez Multiplast, la construction du V and B-Monbana-Mayenne directement dans les moules existants d’Apivia, sous la maîtrise d’œuvre de MerConcept, a permis d’éviter la fabrication complète d’un nouveau moule — une logique que le chantier vannetais pratique depuis les années 2000 et que CDK Technologies applique également à sa façon, via des ateliers climatisés limitant les rebuts de fabrication. Mixité et engagement sociétal Le dossier consacre également une place à la mixité dans la filière, avec le Female Leadership Development Programme porté par la classe IMOCA depuis 2024, et son extension en 2026 à toute l’industrie via l’agence Bretagne Next et l’APEC. Le programme UpWind by MerConcept, lancé en 2024 avec 11th Hour Racing, forme quant à lui une équipe de sept navigatrices sur le circuit Ocean Fifty, avec l’ambition de voir l’une d’elles prendre le départ de la Route du Rhum 2026. Télécharger le dossier de presse Voile de compétition All PurposecompositicCourse au largeImocamerconceptMultiplast