Des acteurs du maritime de Lorient et Concarneau ouvrent leurs portes à la Nouvelle-Zélande guillaume, 16 juin 202616 juin 2026 Le 15 avril 2026, une délégation d’entreprises de Nouvelle-Zélande a embarqué pour une visite à Lorient et Concarneau, à l’initiative du programme Bretagne Sailing Valley et NZTE, l’agence du gouvernement néo-zélandais chargée du développement commercial international. Accompagnés par Joanna Kempkers, ambassadrice de Nouvelle-Zélande en France, ils ont pu explorer des pistes de collaboration avec des acteurs bretons du monde marin. Un segment de la richesse de l’écosystème maritime et vélique breton exposé aux Kiwis. Le 15 avril, une délégation de représentants de onze entreprises néo-zélandaises a débarqué à pour Concarneau et Lorient pour y rencontrer des acteurs locaux. Ils étaient accompagnés pour cela de Joann Kempkers, ambassadrice de Nouvelle-Zélande en France. Cette visite est la suite d’une première venue organisée en octobre 2025 à Lorient, sous l’impulsion du skipper Conrad Colman et Rowan Gyde en lien avec leur projet Aotearoa Ocean Racing. Renforcer les liens entre la Bretagne et la Nouvelle-Zélande Quand ce premier acte s’était surtout concentré sur la course au large, le second a élargi le champ des compétences des entreprises visitées. Une palette variée a pris place dans le programme construit par l’équipe de Bretagne Sailing Valley : deux acteurs majeurs de la défense avec Piriou et Naval Group, JFA Yachts et Grand Large Yachting pour la construction navale de plaisance et de luxe, la course au large avec MerConcept, ainsi que le secteur de la transition énergétique et du transport maritime à la voile avec les grands mâts de SolidSail Mast Factory. « L’objectif était de permettre à cette délégation de rencontrer les bons interlocuteurs », situe Arnaud Cacquevel, responsable du programme Bretagne Sailing Valley. La présence de l’ambassadrice a permis d’aborder des sujets institutionnels et de renforcer les liens avec des acteurs clés comme les collectivités locales (Lorient), l’Université Bretagne Sud ou la Cité de la Voile, qui souhaitaient nouer des relations plus fortes avec la Nouvelle-Zélande. « Chacun y a trouvé son compte : les spécialistes du nautisme ont pu découvrir les secteurs de la défense ou de la construction navale, ce qui a rendu l’expérience très riche. » Donner une résonance internationale à l’écosystème breton Considéré comme l’un des pôles maritimes majeurs dans le monde, la Nouvelle-Zélande partage le même ADN marin que la Bretagne. Les entreprises bretonnes n’ont pas tergiversé avant d’ouvrir leurs portes à leurs homologues du bout du monde. « Les entreprises locales étaient très curieuses et ravies de partager leur savoir-faire. La Bretagne n’a pas à rougir, elle représente une part majeure de l’économie maritime française. Cette visite a permis de donner une vraie résonance internationale à notre écosystème. » Durant cette journée, des collaborations, parfois insoupçonnées et pourtant évidentes, ont émergé. « Au départ, nous pensions que peu de connexions directes existaient, appuie Tara Druce, déléguée commerciale pour NZTE, l’agence du gouvernement néo-zélandais chargée du développement commercial international. Mais durant les rendez-vous, plusieurs interlocuteurs se connaissaient déjà de réputation ou utilisaient déjà des équipements néo-zélandais sur leurs bateaux. Au-delà du business, il y avait une réelle volonté de comprendre nos technologies, d’appréhender le marché français et d’échanger entre passionnés de la mer. » Ces pistes pourraient être approfondies lors de rendez-vous internationaux des filières nautisme et voile, comme le Metstrade à Amsterdam, le Boot de Düsseldorf ou Euronaval à Paris. Industrie du nautisme