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La Sailing & Yachting Academy (SYA) érige une passerelle entre plaisance, course au large et construction navale

guillaume, 24 mars 202624 mars 2026

De la rigueur des IMOCA à l’exigence du Yachting, la Sailing & Yachting Academy (SYA) trace une nouvelle voie à Lorient. Fondée par Éric Lamy, cette structure agile conjugue maîtrise d’œuvre de haute précision et transmission de savoir-faire, avec un objectif clair : faire de la « cité aux six ports » une escale incontournable pour la grande plaisance.

Au cœur de Lorient, cité de la course au large et de la réparation navale, Éric Lamy impulse une nouvelle dynamique : intégrer la grande plaisance dans l’offre de services de la ville aux six ports via la Sailing & Yachting Academy (SYA).

Après vingt-cinq années à écumer le Morbihan au service de la course au large comme préparateur, boat captain, directeur technique, ce technicien pur a pris le large, en 2025, direction l’océan de l’entrepreneuriat. « J’ai toujours navigué. Mon expérience m’a amené à savoir gérer des situations d’urgence, à gérer des équipes, à gérer de l’humain. J’ai une préférence pour les grands navires et si l’on veut opérer sur du gros bateau, la course au large et la grande plaisance sont les deux possibilités. L’idée de la Sailing & Yachting Academy est de proposer de la maîtrise d’œuvre auprès de ces deux publics », retrace Éric Lamy.

Un fonctionnement « chirurgical » et « à la Top Gun »

Pour ce faire, la Sailing & Yachting Academy suit le sillage des rythmes de course au large Imoca, des records Ultim, des Class, de la grande plaisance et de l’industrie nautique. « Lorient a la chance de compter tous les corps de métier sur son territoire. Le projet est donc parti de l’idée d’avoir un lieu où des hommes et des femmes de grandes compétences, issus de la course au large et des différents domaines de l’industrie ou de l’artisanat, peuvent travailler à la fois pour les teams de course et pour les yachts, voire des bateaux de travail ou de défense. C’était la brique initiale quand le projet a germé. Aujourd’hui, c’est une réalité. »

En fonction de la demande du client, comme un chef de chantier, Éric Lamy va sélectionner, dans son pool de 10 collaborateurs non-salariés, les compétences requises. « Je vais composer une équipe sur mesure. Je les prends en fonction de mon réseau. » Pour expliquer leur disponibilité et leur agilité ? « 25 ans de respect et de reconnaissance du travail bien fait des techniciens. Quand le travail est excellent, il faut le valoriser : reconnaissance, respect, et rémunération. »

Au port, l’atelier devient salle de bloc, tant le mode opératoire se rapproche de la chirurgie. « Quand un bateau nous est confié, nous travaillons intégralement avec des gants blancs. Nos clients nous confient leur lieu de vie. Nous entrons dans leur intimité. Nous allons intervenir sur leur navire comme nous intervenons sur un IMOCA ou en Ultim, qui exige une grande rigueur. Notre procédé, c’est comme pour une maison ou une voiture. Il y a la façon « à-la-va-vite et pas chère ». Et il y a la façon « Top Gun » qui va coûter plus cher mais qui est la gamme dans laquelle nous nous situons. »

Les prestations proposées par SYA incluent même des visites du territoire pour les clients étrangers afin de lier l’utile à l’agréable.

Ce savoir-faire se reflète sur les chiffres 2025 de la Sailing & Yachting Academy : 5 000 heures de travail réparties sur 80 chantiers avec des collaborations avec Grand Large Yachting, Lorima, Piriou, Kership ou Orlabay pour un chiffre d’affaires de près de 400 000€. Pour 2026, 300 000€ d’intentions de chantiers sont déjà identifiées.

En 2026, un hangar comme clé de voute du développement de la Sailing & Yachting Academy

À l’heure actuelle, la Sailing & Yachting Academy a pris ses quartiers dans un hangar de 600m². Pas assez grand pour y effectuer ses opérations. Alors Éric Lamy évoque un fonctionnement « à la Airbnb avec la mise à disposition d’espaces par [ses] partenaires ».

Pour SYA, l’horizon 2026 passera par l’obtention d’un lieu propre pour y effectuer ses prestations mais aussi former des équipes. « L’acquisition d’un hangar, c’est la clé de voute de notre développement, appuie-t-il. Avec un hangar d’au moins 800 m², les charges fixes augmenteraient, mais cela permettrait aussi d’embaucher et de structurer l’activité à l’année. Le terme Academy, c’est pour le côté transmission. L’expérience faisant, nous aimons transmettre ce que nous aimons faire. À l’heure actuelle, il n’existe pas d’école formant spécifiquement au métier de technicien de la course au large ou de la grande plaisance. Cette voie, nous la traçons avec l’AFPA pour créer un titre professionnel de préparateur voile, dédié à la course au large et à la grande plaisance. »

Des complémentarités à développer entre grande plaisance et navires de travail à Lorient

Pour Éric Lamy, former à ces métiers faciliterait le passage d’un chantier sur un navire de grande plaisance ou de course à des interventions sur des bateaux de travail. Il considère que des ponts existent entre ces trois domaines. « Pour des techniciens issus de la pêche ou de l’industrie, intervenir sur des bateaux de course ou de grande plaisance est valorisant, car le niveau de finition est très élevé. De leur côté, ces métiers industriels possèdent des compétences que nous n’avons pas, notamment pour la manutention de grosses unités, le levage, le calage ou certaines opérations lourdes. La complémentarité est donc naturelle : eux réalisent les opérations lourdes et structurelles, et nous intervenons ensuite avec des méthodes de finition très précises. »

En créant ces passerelles entre course au large, yachting et industrie navale, la SYA ne se contente pas de répondre à un besoin technique ; elle renforce l’écosystème lorientais. Entre l’exigence du « sur-mesure » et l’ambition de former les experts de demain, Éric Lamy prouve que la Sailing Valley a encore de nouveaux horizons à conquérir, bien au-delà des lignes de départ de courses transatlantiques.

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